Préparation mentale

Plusieurs définitions

Selon J. Fournier1, la préparation mentale se définit comme « la préparation à la compétition par un apprentissage d’habiletés mentales et d’habiletés cognitives, et dont le but principal est d’optimiser la performance personnelle de l’athlète tout en promouvant le plaisir de la pratique et en favorisant l’atteinte de l’autonomie. »

Source : CROPS

Les champs d’application de la préparation mentale :

  • Optimisation de la concentration
  • Gestion des émotions
  • Gestion du stress
  • Développement de l’anticipation
  • Projection dans la réussite (positif)
  • Acquisition de la confiance
  • Développement de la motivation
  • Optimisation de la récupération (mentale et physique)
  • Développement des sens
  • Mise en place d’objectifs ambitieux et accessibles
  • Travail sur le schéma corporel
  • Développement des habiletés mentales
  • Amélioration de la communication

A qui s’adresse la préparation mentale ?

Aux sportifs, aux étudiants, et certains métiers (pilotes de chasse, spationautes, etc…).
La sophrologie est l’une des méthodes les plus utilisées dans le cadre du travail de la préparation mentale.

La sophrolohie au service de la préparation mentale.

Dans les années 60, le célèbre chirurgien-dentiste Raymond Abrezol participe à une vidéo-conférence en Espagne, où il doit pratiquer une opération chirurgicale.
Ce jour-là, il doit pratiquer un implant sur une patiente. Lorsqu’il arrive dans le bloc opératoire, la patiente est déjà anesthésiée. Il commence son opération, qui durera 1h30. A sa grande surprise, il constate très peu de pertes de sang, ce qui est inhabituel pour ce type d’intervention. Mais encore plus surprenant, lorsque l’opération est finie, le docteur demande à l’anesthésiste de réveiller la patiente. Quelques mots de l’anesthésiste suffisent, la patiente ouvre les yeux, se lève et rejoint sa chambre. On explique au chirurgien qu’il n’y a pas eu d’anesthésie chimique, mais simplement une anesthésie faite de techniques de sophrologie.
C’est la première fois que le docteur entend parler de sophrologie, il se renseigne et décide de prendre contact directement avec le fondateur, et quelques semaines plus tard, il commence à se former auprès du professeur Caycedo. Ce sera le début d’une collaboration.
Quelques années plus tard,  Raymond Abrezol, membre d’un modeste club de tennis à Leysin, en Suisse, joue régulièrement au tennis avec un de ses amis.
Celui-ci se plaint souvent d’être distrait, peu concentré. Le docteur lui propose de l’aider, en mettant en application quelques techniques de sophrologie. Le résultat est immédiat, surprenant, le docteur Abrezol n’en croit pas ses yeux, selon ses dires.
Il décide alors de multiplier l’expérience avec d’autres sportifs, et le succès est encore au rendez-vous. C’est dans le ski alpin que ses résultats sont les plus spectaculaires et très vite, la Fédération Suisse de Ski fait appel au brillant sophrologue pour assister un groupe qui doit participer aux championnats du monde de 1970. Les résultats ne se font pas attendre, la presse ne parle plus que de ces skieurs suisses qui pratiquent une méthode révolutionnaire² : la Sophro-Pédagogie Sportive vient de naître.
Le docteur Abrezol met ensuite la Sophro-Pédagogie sportive aux service de nombreux sports individuels et collectifs. Aujourd’hui, elle est reconnue et pratiquée par de nombreux sportifs professionnels.

“ On ne peut mieux vivre qu’en cherchant à devenir meilleur, ni plus agréablement qu’en ayant la pleine conscience de son amélioration ”
Socrate

1Maître de conférence, membre de la société française de la psychologie du sport
²Sophro-Pédagogie sportive est le terme inventé par Abrezol pour nommer la sophrologie pratiquée par les sportifs.